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LE
MARCHÉ IMMOBILIER AU PRINTEMPS-ÉTÉ 2009
Certains
signes laissent entrevoir que le marché immobilier américain
se portera mieux en 2009. Pouvons-nous espérer la même
situation pour nous? L'incertitude économique n'épargne
pas la grande région de Montréal mais son
impact semble un peu plus atténué que prévu.
Trois variables
influencent le marché immobilier, soit les taux d'intérêts,
la création d'emploi et la confiance des consommateurs. La baisse
marquée des taux d'intérêts (3,2%) ainsi que l'entrée
en vigueur des nouvelles règles quant à la période
maximale d'amortissement (35ans) et à la mise de fond minimale
(5%) pour un prêt hypothécaire assurable peut avoir incité
certains ménages à devancer leur projet d'achat.
Malgré
un certain repli de l'emploi dans différents secteurs notamment
au niveau manufacturier, du commerce et des services, plusieurs projets
de nature non-résidentielle, annoncés par les diverses
administrations publique favoriseront la croissance de l'emploi dans
le secteur de la construction. Nous observons donc en 2009 un niveau
d'emploi similaire à 2008.
Un autre
facteur viendra amoindrir les effets du ralentissement économique
soit la migration en hausse pour la région de Montréal
passant de 23000 en 2008 à 25000 en 2009. Dans
ce contexte, on doit s'attendre à une croissance moins rapide
des prix pour les propriétés existantes soit à
une hausse d'environ 4% pour les maisons unifamiliales (versus 5% en
2008) et une hausse de 3% pour les copropriétés (versus
4% en 2008).
Selon la
SCHL en 2009, les prix continueront d'augmenter mais les ventes diminueront
respectivement de 4% pour les maisons unifamiliales, 6% pour les immeubles
à revenu et de 2% pour les copropriétés. Le marché
restera favorable aux vendeurs à court terme pour évoluer
vers une conjoncture qui s'approchera de l'équilibre en 2009
car même si le nombre d'inscription est en hausse comparativement
aux années antérieures, il est bien inférieur à
ce qu'ils étaient en 1996 (soit environ 30% en-dessous).
Nous observons
que malgré le contexte de faible croissance économique
et d'incertitude, le marché de la revente Montréal-Rive
Nord demeure dynamique.
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